Brèves biographies

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 BREVES BIOGRAPHIES

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Asaï Chu

Japonais . 1856 – 1907 .

Asaï Chu vient à Paris en 1900, délégué par le gouvernement japonais pour s’occuper du département artistique de l’exposition de 1900. Il bénéficie d’une bourse pour résider une année en Europe mais c’est à Paris et dans la région qu’il choisit de rester. Il fait plusieurs séjours à Grez. Il en profite pour découvrir la céramique d’art dans l’atelier d’Albert Boué à Montigny sur Loing, art qu’il pratiquera largement à son retour au Japon.

bio_asai_chu_-_eglise_. L’eglise de Grez .

. Collection Privée .

Asaï Chu aime peindre les monuments de Grez et plus particulièrement l’église, étonné qu’il est de voir un édifice aussi important dans un aussi petit village.

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William Blair Bruce

Canadien . 1859 – 1906 .

Après de courtes études à l’Ecole d’Art d’Hamilton, William Bruce Blair arrive à Paris en 1881 où il étudie à l’Académie Julian. Les années 1882 à 1885 le voient à Barbizon avec d’autres artistes parmi lesquels Frank O’Meara et Willard Metcalf. Il séjourne ensuite à Giverny. Il vient à Grez en 1885, puis de 1889 à 1893 et encore en 94. Il y rencontre Kuroda Seïki et surtout la sculptrice Caroline Benedicks qu’il épouse. Tous deux vivent quelque temps à Grez avant de rejoindre la Suède.

 . Atelier de plein air ( Hôtel Chevillon ) .. Atelier en plein air ( Hôtel Chevillon ) .

. National Museum of Fine Arts, Stockholm .

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Francis Brook Chadwick

Américain . 1850 – 1942 .bio_chadwick_francis__emma. Double portrait : Emma par Francis et Francis par Emma .

. Collection Privée . Tableau exposé à Boston en 1898 .

Après avoir étudié à Harvard, Chadwick débarque dès 1873 à Paris où il devient l’ami de John Singer Sargent avec qui il voyage dans toute l’Europe. Il s’adonne au portrait comme son ami qui réalise d’ailleurs son propre portrait. Avec son épouse, l’artiste peintre suédoise Emma Löwstädt, il achete en 1893 la Pension Laurent dans le but de continuer à accueillir leurs amis peintres mais rapidement ils réservent la propriété à un usage familial.

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William Anderson Coffin

Américain . 1855 – 1925 . bio_coffin__apres_le_dejeuner. Après le déjeuner ( Pension Laurent ) .

. Image provided by courtesy of Berry-Hills Galleries Inc., New York .

Coffin, après ses études à l’Université de Yale dont il obtient le diplôme en 1874, vient à Paris en 1877 où il étudie auprès du maître Léon Bonnat. Il expose au salon de Paris à plusieurs reprises des scènes de genre et des portraits. A son retour aux USA, il ouvre un atelier à New-York et contribue régulièrement aux expositions. A partir de 1890, il s’intéresse à la peinture de plein air avec succès. Ce tableau a été exposé à de nombreuses reprises et changea de nom lors de son acquisition par le collectionneur Thomas B.Clark qui choisit « After the breakfast ».

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Jean Baptiste Camille Corot

Français . 1796 – 1875 .

bi_corot-bord-du-loing_a. Le pêcheur à Grez.

. Localisation inconnue .

Corot fut un « pilier » de l’école de Barbizon et parcourut la Seine et Marne en quête de paysages. Il est sans doute le premier artiste à venir à Grez dès 1860. Il réalise un « Pont de Grez » qui est aujourd’hui aux Etats-Unis, au Currier Gallery of Art, à Manchester dans le New Hampshire. Ce tableau fit l’objet d’une gravure dont un exemplaire est exposé à la mairie-musée de la Ville de Grez.

Le tableau ci-dessus a été offert par Corot à une amie, accompagné d‘une lettre où il exprime sa grande satisfaction de séjourner à Grez pour la seconde fois.

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Léon Delachaux

Français . 1850 – 1919 .

Léon Delachaux est établi aux Etats-Unis depuis 1872 et travaille comme graveur chez le célèbre joailler Tiffany, quand, lors de l’Exposition Universelle de Philadelphie en 1876, il découvre les travaux des Impressionnistes. Il s’inscrit à l’Académie des Beaux-Arts de Pennsylvanie où il a pour maître Thomas Eakins qui revient de Pont-Aven. Peu après, il abandonne son travail, et en 1883, accompagné de Pauline, son épouse, et de leur fils Clarence, quitte l’Amérique pour Paris.

 

delachaux_leon__la-louee-a-chateau-landon_. La Louée à Château-Landon (foire aux servantes) .

. Musée des Beaux-Arts de la Chaux-de-Fonds (Suisse) .

Recherchant la proximité de la forêt de Fontainebleau, il loge un temps à l’hôtel Chevillon avant de s’installer avec sa famille Place de la République à Grez. Ses œuvres s’inspirent abondamment des scènes rurales et des paysages champêtres grézois. En 1888, pour faciliter les études de Clarence, la famille s’installe à Paris, à Montmartre plus précisément, afin que Léon soit proche du mouvement artistique. A la recherche de thèmes nouveaux, il s’éloignera ensuite de Paris à destination du Centre de la France, notamment. C’est d’ailleurs dans cette région, à Saint Amand-Montrond, qu’il élit domicile au début du XXe siècle et y demeure jusqu’à son décès en 1919. Selon son souhait, il est inhumé à Grez, village où il revenait souvent, son fils y ayant acquis une propriété, le Moulin de la Fosse.

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. Le pont de Grez . 1885 .

. Collection privée .

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Frederik Delius

Anglais . 1862 – 1934 .

Son père, qui le destine à prendre sa succession dans le commerce des tissus, l’envoie en Floride apprendre le métier. Or c’est la musique qui  attire Frederick Delius. Il se consacre dès lors à sa passion et voyage pour parfaire sa formation, à Leipzig notamment où il fait la connaissance d’Edward Grieg son maître puis son ami.deliusf_photo

Devenu compositeur, Delius s’installe à Grez en 1897 avec Jelka Rosen, artiste peintre allemande, Grez. Ils attirent dans leur propriété abondamment fleurie de nombreux artistes tant musiciens comme Grainger, Elgar et Sir Thomas Beecham, que peintres ou sculpteurs, comme Ida Gherardi, Gauguin, et Rodin. Les dernières années de sa vie, malade, aveugle, Delius est assisté dans la composition par Eric William Fenby. Il décède en 1934 à Grez où il est inhumé dans un premier temps avant de retrouver la terre du Surrey à Limpsfield où le suivra son épouse.

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Roger Donoho

Américain . 1857 – 1916 .

Donoho, vient à Grez en 1881, peu après son arrivée à Paris. Il peint un tableau « La Marcellerie » qui est exposé au Salon de Paris en 1882. Il a exécuté la pochade ci-dessous sur un panneau de bois de l’hôtel Chevillon.

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. Mick .

. Roger Donoho .

. Collection Privée .

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Edmond et  Jules de Goncourt

Français . 1822 – 1896  & 1830 – 1870 .

bio_goncourt_-_la-couseuse.  Jules de Goncourt . La couseuse .

. Collection ville de Grez-sur-Loing (inv.1996.22.1) .

 

Les Frères Goncourt, Edmond et Jules , séjournent au moins trois ans à l’hôtel Chevillon à partir de 1863 après avoir fréquenté Barbizon, et Marlotte. Ils ne se quittent jamais. La Mère Chevillon, dans les souvenirs qu’elle confie plus tard à Fernande Sadler, se souvient :

« Au mois de Juillet 63, ils prirent pension à l’auberge et passèrent de longues journées indolentes à contempler soit les jeux de soleil sur la rivière, soit le vol de papillons dans les choux. Ils vivaient toujours en plein air et avaient une grande tendresse l’un pour l’autre ; Edmond aimait la pêche et Jules la chasse. Ils se plaisantaient amicalement sur leur goût respectif. »


Dans leur journal, ils racontent :

« Nous voici dans une auberge de paysans, en pension à 3,50 francs par jour, habitant des chambres blanchies à la chaux, buvant du vin du cru, mangeant beaucoup d’omelettes. Mais il y a un verger, d’aimables figures de cabaretiers, une rivière à deux pas, où dans l’eau claire, l’on voit des poissons, un bateau, des lignes, une ruine à côté. Nous avons pour compagnons un frère du peintre Palizzi et un jeune « gentillâtre » de St Omer, Mr de Monnecour, commençant à faire de la peinture d’amateur. »


Ils donnent également des descriptions des paysages grézois qui allaient servir de décor à leur roman, « Manette Salomon », commencé à Grez :

 » Sept heures du soir. Le ciel est bleu pâle, d’un bleu presque vert , comme si une émeraude y était fondue. Là-dessus marchent doucement, d’une marche harmonieuse et lente, des masses de petits nuages, balayés, ouatés et déchirés, d’un violet tendre, comme des fumées dans un soleil qui se couche. Quelques-unes de leurs cimes sont roses comme des hauts de glaciers, d’un rose de lumière…… En voyant dans la rue du village un coucher de soleil, vrai et naïf, absolument comme un Daubigny, il me vient à l’idée que l’école de paysage moderne, avec sa conscience et sa sincérité, finira par guérir de l’idolâtrie de la nature. »

A cette époque, il n’y a pas encore la joyeuse effervescence qui régnera plus tard et le moins que l’on puisse dire est qu’ils ne conservèrent pas un souvenir impérissable de leur séjour gréziot (ancien gentilé).


En plus de l’écriture, Jules pratique également la gravure et l’eau-forte. Il meurt à quarante ans laissant son frère aîné inconsolable. Ces grands écrivains, érudits et collectionneurs, laisseront leurs nom
s à la postérité au travers du prix littéraire éponyme. La ville de Grez possède une eau-forte de Jules, « Vue de Grez » datée de 1864.

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Elisa Greatorex

Américaine . 1820 – 1897 .

Elisa Greatorex est la première femme à être admise à l’Académie des Beaux-Arts à New-York.

Son dessin est l’unique représentation connue de la façade de la Pension Laurent.

v3_greatorexe_beausejourlaurent. Entrée de la Pension Laurent .

. Collection privée .

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Lowell Birge Harrison

Américain . 1854 – 1929 .

01. Birge Harrison . La jeune fille dans le pré .

. Ville de Grez sur Loing (inv.1972.5.1) .

Comme son frère ainé Alexander, Lowell Birge, né à Philadelphie, fait ses études à l’Académie des Beaux-Arts de Pennsylvanie. En 1876, il rencontre John Singer Sargent qui l’invite à suivre les cours de son propre professeur, Carolus Duran à Paris. En août 1877, il rejoint l’atelier parisien de ce dernier. Avec son frère, il fréquente également Pont-Aven, Concarneau et Giverny. Le Musée de Giverny possède de lui des toiles peintes à Grez. En 1882, un de ses tableaux, « November », est le premier tableau d’un peintre américain à être acheté par l’Etat français.

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Louis Welden Hawkins

Anglais . 1849 – 1910 . 

helden-hawkins-tableau. Les jardins de la pension Laurent (partie) .

. Galerie Stoppenbach and Delestre, Londres .

En 1870, Hawkins vient à Paris étudier dans les ateliers de Bouguereau et Jules Lefêvre à l’Académie Julian et plus tard avec Gustave Boulanger à l’Ecole des Beaux-Arts. Hawkins vient pour la première fois en 1880 à Grez, avec Frank O’Meara. A cette époque, son travail est inspiré par Jules Bastien Lepage. Il expose au salon de 1881 et pour sa première participation, obtient une médaille pour son tableau « Les orphelins ». Cette oeuvre est achetée en 1887 par le gouvernement français pour les collections du Musée du Luxembourg qui à l’époque fait figure de musée d’art moderne. Sa peinture donne couramment ensuite dans le symbolisme. Hawkins obtient la nationalité française et termine ses jours à Paris.

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Arthur Heseltine

Anglais . 1855 – 1930 .

. Portrait d ‘Arthur Heseltine par Sir John Lavery .. Portrait d ‘Arthur Heseltine par Sir John Lavery .

. Carte postale . Collection privée .

Après des études artistiques en Angleterre, Arthur Heseltine arrive à Paris en 1873 où il devient l’élève de Carolus Duran. Durant les années 1874-1875, il loge à l’hôtel Chevillon où il côtoie les autres artistes du lieu.

A partir de 1883, il s’installe à Marlotte avec son épouse, la sculptrice Célie-Caroline née Guillet, belle-soeur de Jean-Charles Cazin, fondateur en 1889 avec Carolus Duran et John Postle Heseltine, frère d’Arthur, de la Société des Beaux-Arts.

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Peter Severin Kroyer

Danois . 1851-1909 .

bio_kroyer_table_chevillon_grez_. Petit déjeuner à Grez .

. Prinz Eugen Waldemavsudde .

Kroyer ne demeure que peu de temps à Grez. Ce séjour lui permet de retrouver ses amis artistes. Sur cette toile, l’on découvre de dos: Karin Larsson, à sa droite: son époux Carl, puis Carin Arosenius, l’homme à la cigarette n’est autre que Oscar Björck. A gauche de Carin, se trouve Karl Nordström, puis C.W.Jaenson et Bruno Liljefors. Au fond, l’on entrevoit les panneaux en bois des murs de la salle que les artistes ont l’habitude, les jours de mauvais temps, de décorer de pochades, plus ou moins finement exécutées.

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Kuroda Seïki

Japonais . 1866 – 1924 .

Kuroda est le premier japonais à fréquenter Grez. Venu en France pour poursuivre des études de droit car sa famille le destine à la carrière diplomatique, la « mauvaise influence parisienne » le fait changer totalement d’orientation au grand dam de ses parents.

bio_kuroda_lajeunefillealachevelurerousse. La jeune fille à la chevelure rousse . 1892 .

. Tokyo National Research Institute of Cultural Properties .

Il vit à Grez de 90 à 92, avec son modèle Marie Billault dans la maison de la soeur de celle-ci. Il réalise beaucoup de scènes d’intérieur, ce qui s’explique par les hivers passés à Grez.

_KurodaS_Plaque_571Une plaque a été apposée au mur de la maison Billault où il vécut.

A sa famille, il écrit :

« Je suis allé dans un village appelé Grez… J’ai peint des sujets tels les champs et les vaches… Il y a beaucoup de peintres ici, dont trois de mes camarades d’atelier… »

Son retour au Japon est souligné par le scandale d’une de ses toiles, un nu peint en France malheureusement détruit lors de la Seconde Guerre mondiale. Cela ne l’empêche pas d’obtenir un important poste de professeur et d’ouvrir, avec son ami et collègue Kume, une école de peinture.

Kuroda Seiki est aujourd’hui considéré comme l’initiateur de la peinture moderne occidentale dans son pays où il a introduit la technique de la peinture à l’huile. La ville de Grez a inauguré, au mois d’octobre 2001, la rue Kuroda, celle précisément où résida l’artiste.

Du 24 octobre 2007 au 26 janvier 2008, la Maison de la culture du Japon à Paris a accueilli l’exposition « De Kuroda à Foujita: Peintres japonais à Paris« .

expo_dekaf. Catalogue de l’exposition .

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Carl Larsson

Suédois . 1853-1919

bio_-larsson_les-potirons. Les potirons .

. Konstmuseum, Göteborg .

Issu d’une famille modeste, Larsson n’a été que peu scolarisé lorsqu’il est admis à l’âge de treize ans en classe préparatoire de l’Académie Royale d’Art de Stockholm. Il y montre un exceptionnel talent de dessinateur. A seize ans, toujours étudiant dans cette même école, il obtient une place d’illustrateur dans un magazine. Au printemps 1877, Larsson fait un premier voyage à Paris ; il passe l’été suivant à Barbizon où il ne peint que très peu, occupé par une commande d’illustrations. En 1881, il séjourne dans un archipel près de Stockholm en compagnie de son ami l’écrivain August Strindberg dont il orne certaines œuvres. A l’automne, il revient à Paris et se consacre à une fresque historique qu’il présente au Salon d’hiver. La composition est rejetée et Larsson s’en trouve si déçu qu’il tombe malade. Un de ses collègues peintres, Karl Nordström, l’invite alors à Grez. Nous sommes au printemps 1882 et la carrière artistique de Larsson prend dès lors un nouveau départ. Il s’installe à l’hôtel Chevillon dans l’ancien atelier de Joseph Palizzi.

_Chevillon_Atelier_0651. L’atelier qu’occupa Carl Larsson a retrouvé des couleurs .

C’est à Grez qu’il fait la connaissance de l’artiste peintre suédoise Karin Bergöo dont il demande la main sur le vieux pont de pierre. Leur première fille, Suzanne, nait d’ailleurs à Grez, premier bébé étranger, ce qui lui vaut la visite curieuse des villageoises.

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. La petite Suzanne .

. Konstmuseum, Göteborg .

Larsson est un joyeux boute-en-train et organise sans cesse des fêtes auxquelles sont conviés les grézois. Cependant, il n’en travaille pas moins énormément et obtient la reconnaissance des édiles parisiens. Un de ses tableaux « La source », peint dans les jardins de la Pension Laurent, est acheté par le gouvernement français. C’est à Grez qu’il se consacre à se perfectionner à l’aquarelle, technique qu’il pratique avec bonheur de retour en Suède.

Karin abandonne la peinture et se voue à ses six enfants et à la décoration de leur maison de Sundbörn. Karl et Karin sont considérés comme les initiateurs du design suédois.

L’oeuvre de Carl Larsson a fait l’objet d’une prestigieuse exposition au Petit Palais à Paris du 7 mars au 7 juin 2014.

expolarssonparis_affiche_scn277. Catalogue de l’exposition .

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Sir John Lavery

Irlandais . 1856-1941 .

Orphelin à l’age de trois ans, Lavery est élevé par son oncle fermier. Il entre en apprentissage très tôt comme retoucheur photo en même temps qu’il suit des cours à l’Haldane Academy. Un incendie ayant détruit son studio, il part à Londres suivre les cours de l’Hatherley’s Art School pendant un an. Puis il vient à Paris et entre à l’Académie Julian où il bénéficie de l’influence du travail de Jules Bastien-Lepage.

Il séjourne à Grez en 1883 et 84, époque d’une grande production créatrice. Il y revient en 1890.

bio_lavery_-john_-_postcard_. The bridge at Grès . 1901 .

. Collection Ulster Museum, Belfast Northern Ireland .

. Image courtesy of National Museums Northern Ireland .

Sélectionné parmi les jeunes artistes de Glasgow, il est retenu pour faire le portrait de la Reine Victoria en visite à l’exposition Universelle de 1888, un travail qui établit sa notoriété. En 1896, il s’installe à Londres et après son mariage devient une figure de la vie londonienne. On le voit à Concarneau en 1904. Il connaît de nombreux succès, notamment à la Biennale de Venise en 1910.

Lavery, témoigne de l’engagement militaire de la Grande-Bretagne lors de la conflit de 14-18, dans ses tableaux de marine, aviation, artillerie, usines d’armement et hôpitaux. Son tableau « Le cimetière, Etaples » évoque les pertes humaines.

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Emma Löwstädt

. 1855-1931 .

Venue à Grez avec sa soeur, Emma réside au milieu de la colonie artistique nordique qui comprend un nombre important de femmes. Elles étudient à l’Académie Julian qui leur réserve un atelier. Emma épouse par la suite le peintre américain Francis B. Chadwick. Ensemble, ils font de nombreux voyages pour aller soit en Suède, soit en Angleterre ou aux USA rendre visite à leurs familles.

bio_lowstadt___. Emma Chadwick (Löwstädt) . La Mère Lhuillier de Moncourt .

. Collection Ville de Grez sur Loing (inv.1996.36.1) .

 

Dans l’ancienne Pension Laurent qu’ils ont rachetée, son mari et elle en 1893, Emma dispose d’une maisonnette indépendante dans laquelle elle installe son atelier, lieu plus propice à la création pour cette mère de trois enfants.

Elle fait de fréquents trajets vers la Bretagne et la Normandie dont elle apprécie les couleurs et la lumière.

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Katherine Mac Causland

. Irlandaise . 1860-1930

bio_maccauslandk_lameremoreau. Katherine Mac Causland . La Mère Moreau .

. Collection Ville de Grez sur Loing (inv.1972.26.1) .

« Miss Mac » vient à Grez avec la colonie des peintres irlandais. Elle se rend souvent à Pont-Aven où elle fait la connaissance du peintre américain Guy Maynard qui devient son compagnon. En 1889, ils s’installent à Grez. Après avoir séjourné à l’hôtel Chevillon, ils achètent une maison et s’y fixent. Le musée de Grez possède d’elle une toile: « La mère Moreau », don de Heseltine. Katherine Mac Causland est inhumée au cimetière de Saint Germain-en-Laye, ville où elle termine ses jours.

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Francesco Netti

Italien . 1532 – 1894 .

Francesco Netti naît à Santeramo in Colle , dans les Pouilles en Italie. Il poursuit des études de droit à Naples. Les arts l’attirent, la peinture en particulier. Il rédige des critiques d’art et peint lui-même en compagnie de peintres dont Giuseppe de Nittis.

En 1865, il se rend à Paris, puis vient à Grez, côtoie Palizzi . Deux tableaux jalonnent ce séjour : « La barricade » et « Fête à Grez ».

A son retour à Naples, l’Antiquité (Pompéi fouillée scientifiquement à cette époque est « à la mode »), puis l’Orient, qu’il découvre lors d’un voyage, vont constituer ses sources d’inspiration, mais il n’en oubliera pas pour autant de représenter sa région natale dans ses œuvres.

222-a_festaagrezSon tableau « Festa a Grez » est visible au musée de Bari. 

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Karl Nordström

Suédois . 1855 -1923

bio_nordstromk_lapensionlaurentjardin. La pension Laurent .

. Collection privée .

Nordström étudie à l’Académie Royale à Stockholm en 1875. Il est l’un des tout premiers scandinaves à venir à Grez en 1882. Il y vient accompagné du peintre norvégien Christian Krohg et y invite Carl Larsson. Il revient à Grez à l’été 1885 et se fiançe avec Tekla Lindeström, artiste graveuse. Il expose au Salon de 1886 puis retourne en Suède où il devient un membre influent de l’Union des Artistes. Il est l’un des initiateurs de la colonie artistique de Valberg sur la côte ouest de Suède entre 1893 et 1895.

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Frank O’Meara

Irlandais . 1853 – 1888

bio_omearaf_towardsnightandwinter. Towards night and winter .

. Image provided by courtesy of the Hugh Lane Municipal Gallery of Modern Art, Dublin .

Arrivé en France en 1872, il travaille chez Carolus Duran où ses compagnons d’atelier s’appellent John Singer Sargent, Will Low, Arthur Heseltine,  Robert Alan Stevenson. C’est avec ces derniers qu’il se rend à Barbizon mais c’est finalement à Grez qu’il s’installe, d’abord chez Chevillon, puis dans une maisonnette louée dans le village qui devient le lieu privilégié de sa création artistique puisqu’il y demeure jusqu’en 1888, date à laquelle il rentre en Irlande. Malheureusement, il décède six mois après son retour, à l’age de 33 ans.

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Giuseppe Palizzi

Italien . 1812 – 1888

12_moutons. Giuseppe Palizzi . Les moutons aux chardons .

. Collection Ville de Grez sur Loing (inv.1972.22.1) .

Des frères Palizzi, le premier qui arrive à Grez est Francesco; le suivent Giuseppe et Filippo. En reconnaissance de soins prodigués alors qu’il est malade, Giuseppe peint en 1865 une enseigne pour l’auberge, grand panneau de bois que l’on ne sort qu’aux beaux jours.

Il réside quinze ans à Grez, signant en 1868 un bail de dix ans avec le Père Chevillon pour l’atelier que ce dernier lui fait construire. Il présente avec son frère Filippo à l’exposition de 1867 une série de treize tableaux. Et achète avec ce même frère une propriété à Marlotte qu’il occupe jusqu’à la fin de ses jours.

Il travaille régulièrement dans l’atelier du céramiste Eugène Schopin à Montigny sur Loing.

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Theodore Robinson

Américain . 1852 – 1896

Theodore Robinson suit des études à Chicago et New York avant d’intégrer en 1876 l’Ecole des Beaux-Arts de Paris avec Carolus-Duran puis Jean-Léon Gérôme pour enseignants. L’été de l’année suivante le voit à Grez. Puis, il voyage en Italie et retourne aux Etats-Unis. Proche de Monet, il réside fréquemment à Giverny, entre 1884 et 1892.

A son retour aux Etats-Unis, lui sont proposés différents postes dans des écoles d’art dont celle de Princeton et celle de Philadelphie.

Ce prestigieux peintre impressionniste meurt à 43 ans à New York, alors qu’il projetait un nouveau voyage en France.

bio_robinsontheodore_portaitdewilliamsott_1879_. Portait de William Stott .

. Image provided by courtesy of Spanierman Gallery, LLC, New York.

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Jelka Rosen

Allemande . 1877-1936

bio_delius-rosen_jelka_lesmeules. Jelka Rosen . Les meules .

 . Collection Ville de Grez sur Loing . (inv.1996.29.1) .

Jelka Rosen, artiste peintre allemande vient à Paris avec son amie Ida Gherardi, comme beaucoup d’artistes à cette époque pour travailler dans les ateliers parisiens puisqu’en matière de peinture, c’est dans la ville-lumière que tout se passe… Elles y font la connaissance de Caroline Benedicks, suédoise, qui leur recommande de venir à Grez peindre en plein air. Le marquis de Cazaux leur permet de venir travailler dans le jardin de sa propriété au bord du Loing.

bio_rosenjelka_lavague. La Vague .

. Collection privée .

Séduite par Grez, Jelka Rosen décide d’acheter avec sa mère Serena, la propriété du marquis, l’actuelle maison dite « de Delius » à côté de l’église. Caroline Benedicks, mariée au peintre canadien William Blair Bruce organise la rencontre entre Frederick Delius et Jelka Rosen. Frederick Delius fait de fréquents séjours à Grez qui se concluront par un mariage en 1903. Jelka demeurera à Grez jusqu’à son décès en 1935.

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Fernande Sadler

Française . 1869 – 1949 .

Figure centrale de la vie artistique et culturelle de Grez, artiste peintre, archéologue et passionnée d’histoire locale, Fernande Sadler est née à Toul en 1869. Elle vient à Paris poursuivre ses études artistiques à l’Académie Julian. Elle découvre le petit village de Grez et y achète une maison. Elle partage alors son temps entre le midi de la France et la Seine-et-Marne, vivant avec sa cousine qui possède une fortune certaine. Peintre, elle consacre également du temps à l’enseignement de son art. La ville de Grez possède plusieurs de ses tableaux de même que la Ville de Nemours à qui elle légua nombre d’œuvres.

bio_sadlerf_latisane. Fernande Sadler . La tisane .

. Collection Ville de Grez sur Loing (inv.1972.11.1) .

Membre éminent de la Société d’Archéologie de Nemours, elle fait des recherches sur l’histoire du village, et les publie dans un important volume « Grès en Gatinais », ouvrage agrémenté de six de ses lithographies.

En écoutant la Mère Chevillon égrener ses souvenirs et au moyen du registre de police de l’hôtel, malheureusement perdu aujourd’hui, elle rédige un précieux livret intitulé « L’hôtel Chevillon et les artistes de Grès sur Loing ». Ses contributions à la presse locale sont nombreuses. Outre les articles qu’elle rédige sur l’histoire de la région, elle compose poèmes et contes.

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. Vue de Grez-sur-Loing . Fernande Sadler .

. huile sur toile . Nemours,Château-Musée . (inv-2015-0-12) .

C’est grâce à elle que la Ville de Grez se retrouve aujourd’hui à la tête d’une assez jolie collection d’œuvres car elle demanda à ses amis peintres de faire don de celles-ci pour décorer les murs de la mairie qu’elle jugeait trop austères.

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John Singer Sargent

Américain . 1856 – 1925

Sargent a commencé ses études artistiques à Florence puis à Venise où ses parents américains résident au moment de sa naissance et les années qui suivent. Remarqué par Whistler, ce dernier recommande de l’envoyer étudier à Paris. Il suit d’abord l’enseignement de Carolus Duran puis celui des Beaux-Arts. Portraitiste de talent et unanimement reconnu à Paris, Londres et aux USA, on connaît de lui des portraits d’artistes ayant résidé à Grez, outre ce portrait un autre de Stevenson et de son épouse, un de Frank O’Meara et un de Francis B.Chadwick. 

bio_sargent__robert_louis_stevenson. Robert Louis Stevenson .

. Charles Phelps and Anna Sinton Taft, Taft Museum of Art, Cincinatti .

Il déclare à la fin de sa vie:

 » Je hais les portraits. J’aimerais n’en avoir jamais peint de ma vie. J’aime les paysages et plus que tout les décorations… »

Il fut un correspondant de guerre par tableaux interposés et l’un d’eux « Gassed » fut particulièrement remarqué. Sir Winston Churchill fit une copie convaincante d’un autre de ses tableaux de ruines.

Une exposition au Petit Palais à Paris lui a été consacrée au printemps 2007.

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Robert-Louis Stevenson

Ecossais . 1850 – 1894 .

Son père, ingénieur, le destinait à mener des études scientifiques. Robert-Louis Stevenson les abandonne pour le droit. De santé fragile, une maladie pulmonaire le poursuivra sa vie durant, il quitte le climat écossais pour séjourner sous des cieux plus propices à son état, abandonnant le métier d’avocat avant même de l’avoir pratiqué.

bio_stevenson_ro_scn153. Robert Louis Stevenson par Jean-Pierre Cagnat (2003).

. Collection Privée .

Accompagnant son cousin, Robert Alan Stevenson, peintre et critique, il viennent à Barbizon puis continuent vers Grez.

Séjourne alors à Grez une artiste peintre californienne, Fanny Osbourne, surnommée par ses condisciples « La belle américaine », élève comme sa fille de l’Académie Julian. Elle vit un peu en retrait de cette joyeuse troupe, étant venue à la campagne pour la santé de son fils Lloyd et toute attristée du récent décès du plus jeune, Harvey. C’est ainsi que se produit en 1876 la première rencontre de ces deux êtres qui allaient affronter les convenances du moment pour partager leurs destins : Fanny était mariée, avait deux enfants et dix ans de plus que Stevenson. En 1878 Stevenson entreprend un parcours dans les Cévennes en compagnie de l’ânesse Modestine. Et encouragé par Fanny, il persévère dans sa carrière d‘écrivain,. Après le divorce tumultueux de celle-ci, ils ne se quittent plus et se marient le 18 mai 1880 à Sisco, aux Etats-Unis. A la recherche d’un climat favorable à Stevenson, ils parcourent les mers du Pacifique avant de se fixer dans les îles Samoa. Le 3 Décembre 1894, une hémorragie cérébrale emporte, à l’âge de 44 ans, « Tusitala » , surnom signifiant « l’homme qui raconte de belles histoires » que lui avaient donné les habitants de l’île, ses amis. L’auteur de « L’Ile au trésor » et de « L’Etrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde » est inhumé selon son souhait, face à la mer, au sommet du Mont Vaea à Samoa.

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William Stott of Oldham

Anglais . 1857 – 1900

. Le passeur . 1882 .. Le passeur . 1882 .

. Private collection . Image provided courtesy of the Fine Art Society, London .

William Stott est le fils d’un riche négociant en coton de Oldham dans le nord de l’Angleterre. Il a étudié tout d’abord à la Manchester School of Art. Néanmoins, comme beaucoup d’artistes talentueux de sa génération, il rejoint Paris en 1878 à l’age de 20 ans pour terminer son apprentissage où il s’inscrit à l’atelier de Léon Gérome et de Léon Bonnat.

Il est encore étudiant aux Beaux-Arts quand il visite Grez pour la première fois. Inspiré tout de suite par l’atmosphère du village et la camaraderie entre les artistes qui y travaillent, il commence à peindre en plein air à la manière de Jules Bastien-Lepage.

En 1882, à l’age de 24 ans, Stott reçoit une médaille de troisième classe au Salon pour deux tableaux peints à Grez « Le Passeur » et « La Baignade ». Ce succès fait de lui un des peintres anglais les plus modernes et prometteurs du moment et il devient un « héros » parmi les artistes britanniques et américains à Paris comme au sein de la communauté artistique de Grez.

Au cours de l’été 1882, rentré en Angleterre, il acquiert une maison dans le quartier artistique du Nord de Londres mais garde un appartement et un studio à Paris tout au long des années 1880 ce qui lui permet de maintenir des liens forts avec des artistes français d’avant-garde.

Une exposition dont le commissaire était Roger Brown, grand ami de Grez, lui a été consacrée en 2005 à Oldham (Lancashire), sa ville natale.

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August Strindberg

Suédois . 1849-1912 .

Strindberg séjourne parmi la colonie nordique. Venu à Grez pour réaliser un album dont les illustrations doivent être réalisées par Larsson, il y demeure avec son épouse et ses deux filles plus longtemps qu’il ne l’a prévu. Il est un des piliers de la colonie, trouvant sans cesse des idées pour en animer les soirées. Il y commence une étude « Parmi les paysans français » dont les deux premiers chapitres s’inspirent de Grez.

bio_larssonc_strindberg. Portrait de August Strindberg .

. Carl Larsson .

. The National Museum of Fine Arts, Stockholm .

Il est l’auteur tourmenté de pièces de théatre où les relations conjugales, familiales et sociales sont violentes voire tragiques. Ses oeuvres « Mademoiselle Julie » écrit en français, « La Danse de mort » et « La Sonate des fantômes » sont couramment à l’affiche de nos jours. Il s’essaye, quand il est en panne d’inspiration, à la peinture avec talent, à la photo et à l’alchimie.

« Il est parfois bien de ne pas tout dire, de ne pas tout voir. Cela s’appelle l’indulgence, et nous en avons tous besoin. » __August Strindberg in  » La Danse de Mort »

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Oscar Törna

Suédois . 1842-1894

torna_oscar_river_landscapegrez_1887_ht_47x59_royalacademyofartstockholm. Paysage près de Grez .

. The National Museum of Fine Arts, Stockholm .

Törna fut sans doute le tout premier artiste suédois à découvrir Grez en 1876. Après ses études à l’Académie, il reçoit une bourse pour voyager pendant trois ans. Après un séjour à Düsseldörf, il vient à Paris où la découverte de la peinture de plein air le bouleverse. S’il subit l’influence de Corot, mais avoue ne pas comprendre le mouvement impressionniste. Au salon de 1877, il présente deux toiles dont celle-ci, achetée par l’Académie des Beaux-Arts de Stockholm pour être exposée comme modèle de l’école paysagiste.

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Robert Vonnoh

Américain . 1857-1933

bio_vonnoh_robert_portraitalexandreduperat. Robert Vonnoh . Portrait d’Alexandre Dupérat .

. Collection Ville de Grez sur Loing (inv.1972.12.1) .

Diplomé de la Massassuchetts Normal Art School en 1879, il arrive à Paris en 81 et travaille auprès de Gustave Boulanger et Jules Lefevre à l’Académie Jullian. En 1886, il s’installe pour cinq ans à Grez et expose aux Salons de Paris de 83, 88, 89 et 91. En 1907, il loue une maison à Grez. Il fait la première guerre mondiale dans l’armée américaine et ne revient à Grez qu’en 1922. Ses dernières toiles de Grez datent de 1925. Il décède en 1933 ; son épouse la sculptrice, Bessie Potter, lui survivra jusqu’en 1955.

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CONTEXTE ARTISTIQUE

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1841 – Ursule Mirouët, Balzac

1848 – Mémoires d’Outre-tombe, Chateaubriand

1849 – Photographies en forêt de Fontainebleau, Le Gray

1850 – Un enterrement à Ornans, Gustave Courbet

1857 – Les Glaneuses, Jean François Millet

1857 – Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire

1858 – Les Troyens, Hector Berlioz

1859 – Angelus, Jean François Millet

1859 – La Légende des Siècles, Victor Hugo

1862 – Les Misérables,Victor Hugo,

1863 – Olympia, Edouard Manet

1863 – Le Déjeuner sur l’herbe, Edouard Manet

1864 – Souvenir de Mortefontaine, Jean Baptiste Camille Corot

1873 – Impression soleil levant, Claude Monet

1874 – Danse macabre, Camille Saint-Saens

1876 – Peer Gynt, Edvard Grieg

1877 – L’Assommoir, Émile Zola

1877 – Les foins, Jules Bastien-Lepage

1881 – Le déjeuner des canotiers, Auguste Renoir

1882 – Le penseur, Auguste Rodin

1883 – Une baignade à Asnières, Georges Seurat

1885 – Le pont de Maincy, Cézanne

1885 – Germinal, Émile Zola

1888 – Conversation dans les prés . Pont-Aven, Paul Gauguin

1888 – La maison jaune, Vincent Van Gogh

1888 – Les Bourgeois de Calais, Auguste Rodin

1888 – Gymnopédies, Erik Satie

1889 – L’Art Nouveau à l’Exposition Universelle de Paris, Emile Gallé

1890 – Bal au Moulin Rouge, Toulouse-Lautrec

1893 – Symphonie du Nouveau Monde, Anton Dvorak

1904 – Luxe, Calme et Volupté, Henri Matisse

1906 – Le Baiser, Gustav Klimt

1907 – Les Demoiselles d’Avignon, Pablo Picasso

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